{"id":125359,"date":"2026-09-13T12:36:48","date_gmt":"2026-09-13T12:36:48","guid":{"rendered":"https:\/\/essada.info\/fr\/?p=125359"},"modified":"2026-09-13T12:36:48","modified_gmt":"2026-09-13T12:36:48","slug":"dialogue-national-et-renoncement-par-mansour-ly-juriste-analyste-politique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/essada.info\/fr\/index.php\/2026\/09\/13\/dialogue-national-et-renoncement-par-mansour-ly-juriste-analyste-politique\/","title":{"rendered":"Dialogue national et renoncement \/ Par Mansour LY, juriste, analyste politique"},"content":{"rendered":"<p>\u00c0 la fin du mois d&rsquo;ao\u00fbt, le g\u00e9n\u00e9ral de division \u00e0 la retraite Lebatt Ould Maayouf,membre du bureau politique de Mauritanie en Avant, a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 par la brigade charg\u00e9e des crimes informatiques apr\u00e8s une intervention m\u00e9diatique et des publications.<\/p>\n<p>Le 9 septembre, il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au parquet, inculp\u00e9, puis plac\u00e9 en d\u00e9tention. La dur\u00e9e et les conditions de cette proc\u00e9dure ont suscit\u00e9 des interrogations, et il appartient aux autorit\u00e9s de rendre intelligible le fondement juridique retenu.<\/p>\n<p>Son parti a quitt\u00e9 la pr\u00e9sidence du p\u00f4le de l&rsquo;opposition et annonc\u00e9 son retrait du dialogue. Son pr\u00e9sident s&rsquo;est tourn\u00e9 vers le chef de l&rsquo;\u00c9tat. Biram Dah Abeid appelle depuis lors les forces d&rsquo;opposition \u00e0 reconsid\u00e9rer leur participation au processus.<\/p>\n<p>En quelques jours, une affaire judiciaire a d\u00e9bord\u00e9 du palais de justice pour entrer dans les \u00e9tats-majors, puis dans la pr\u00e9paration du dialogue national. Et lorsque le pr\u00e9sident d&rsquo;un parti demande au chef de l&rsquo;\u00c9tat la lib\u00e9ration d&rsquo;un homme que le juge vient d&rsquo;incarc\u00e9rer, tout est dit de notre vieille habitude de chercher l&rsquo;homme l\u00e0 o\u00f9 l&rsquo;institution ne rassure plus.<\/p>\n<p>L&rsquo;affaire Maayouf appartient d\u00e9sormais \u00e0 la justice, et cela impose une discipline \u00e0 tout le monde. Ses adversaires ne peuvent le d\u00e9clarer coupable avant le juge, pas plus que ses soutiens ne peuvent \u00e9riger son pass\u00e9 militaire en pr\u00e9somption d&rsquo;innocence renforc\u00e9e. Cette pr\u00e9somption ne vaut que parce qu&rsquo;elle ne d\u00e9pend pas du camp de celui qu&rsquo;elle prot\u00e8ge.<\/p>\n<p>Le statut de l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9 complique tout. Un g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 la retraite ne devient jamais tout \u00e0 fait, dans l&rsquo;imaginaire mauritanien, un retrait\u00e9 ordinaire. L&rsquo;arm\u00e9e a occup\u00e9 une place trop lourde dans notre histoire politique pour que l&rsquo;uniforme disparaisse de la m\u00e9moire collective le jour o\u00f9 il quitte les \u00e9paules. L&rsquo;ancien officier reste tenu par les secrets que la loi prot\u00e8ge, mais devenu citoyen il conserve les droits que la Constitution reconna\u00eet \u00e0 tous. Cette fronti\u00e8re doit \u00eatre trac\u00e9e par le droit, pas selon l&rsquo;opinion exprim\u00e9e ni selon celui qu&rsquo;elle d\u00e9range.<\/p>\n<p>Quelques semaines plus t\u00f4t, l&rsquo;affaire des d\u00e9put\u00e9es Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour Salem avait montr\u00e9 l&rsquo;autre versant du probl\u00e8me. Leur condamnation avait soulev\u00e9 une mobilisation consid\u00e9rable, Biram Dah Abeid s&rsquo;\u00e9tait engag\u00e9 personnellement \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s, et la question de leur immunit\u00e9 parlementaire avait occup\u00e9 le d\u00e9bat. Le 9 juillet, le chef de l&rsquo;\u00c9tat leur accordait une gr\u00e2ce et elles retrouvaient la libert\u00e9 le lendemain. La tension est retomb\u00e9e aussit\u00f4t. Les difficult\u00e9s juridiques, elles, n&rsquo;ont pas franchi la porte de la prison avec elles, puisque la question de leur mandat a continu\u00e9 de se poser apr\u00e8s la gr\u00e2ce.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ce moment d&rsquo;apr\u00e8s qui m&rsquo;int\u00e9resse. Tant qu&rsquo;elles \u00e9taient d\u00e9tenues, beaucoup se sentaient concern\u00e9s. Une fois libres, la m\u00eame \u00e9nergie n&rsquo;a plus accompagn\u00e9 le d\u00e9bat sur l&rsquo;immunit\u00e9, sur l&rsquo;effet exact d&rsquo;une gr\u00e2ce, sur la s\u00e9curit\u00e9 juridique des \u00e9lus. Nous savons nous mobiliser pour les n\u00f4tres, et nous peinons davantage \u00e0 d\u00e9fendre avec la m\u00eame constance la r\u00e8gle qui prot\u00e9gera demain quelqu&rsquo;un qui ne sera pas des n\u00f4tres.<\/p>\n<p>Il m&rsquo;arrive, quand un responsable de mon camp est poursuivi, de red\u00e9couvrir avec enthousiasme la pr\u00e9somption d&rsquo;innocence, et de m&rsquo;en souvenir beaucoup moins quand l&rsquo;adversaire est concern\u00e9 et qu&rsquo;il faudrait, en toute logique, laisser la justice travailler. Les r\u00f4les finissent par s&rsquo;\u00e9changer, et chacun retourne d\u00e9fendre sa chapelle. Le travers n&rsquo;\u00e9pargne personne, et il explique une bonne part de notre fragilit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous savons b\u00e2tir des coalitions d&rsquo;indignation, nous peinons \u00e0 b\u00e2tir des coalitions de principes. Un principe ne commence pourtant \u00e0 compter que le jour o\u00f9 il continue de nous int\u00e9resser apr\u00e8s que notre propre probl\u00e8me a \u00e9t\u00e9 r\u00e9gl\u00e9.<\/p>\n<p>Cette question de la r\u00e8gle conduit droit au troisi\u00e8me mandat. Le 14 juillet, apr\u00e8s de longs mois de pr\u00e9paration et plusieurs semaines de blocage, majorit\u00e9 et opposition ont sign\u00e9 le document de r\u00e9f\u00e9rence du dialogue. Le compromis a notamment \u00e9t\u00e9 rendu possible par le retrait de la formulation relative aux dur\u00e9es et aux mandats, sur laquelle les deux camps s&rsquo;affrontaient. Chacun avait fait un pas. Et voil\u00e0 que cette m\u00eame question, assez explosive pour avoir failli emporter le processus, prosp\u00e8re de nouveau dans l&rsquo;espace public, port\u00e9e par des \u00e9lus et des responsables proches du pouvoir.<\/p>\n<p>Il serait injuste de pr\u00e9tendre que le chef de l&rsquo;\u00c9tat s&rsquo;est tu. Le 24 juillet, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a d\u00e9clar\u00e9 devant la presse qu&rsquo;il ne soutiendrait rien de contraire \u00e0 la Constitution ni de contraire \u00e0 la volont\u00e9 du peuple, que la question n&rsquo;\u00e9tait pas une priorit\u00e9 et qu&rsquo;il n&rsquo;y voyait aucun lien avec le dialogue. Le droit va d&rsquo;ailleurs plus loin que sa parole. Le serment de l&rsquo;article 29 lui fait jurer de ne prendre ni soutenir, directement ou indirectement, une initiative pouvant conduire \u00e0 r\u00e9viser les dispositions relatives \u00e0 la dur\u00e9e et au renouvellement du mandat, celles des articles 26 et 28.<\/p>\n<p>La Constitution elle-m\u00eame va encore plus loin que ce serment. Son article 99 place le principe de l&rsquo;alternance d\u00e9mocratique et son corollaire, ce mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, parmi les mati\u00e8res qu&rsquo;aucune proc\u00e9dure de r\u00e9vision ne peut jamais remettre en cause. Le verrou existe donc deux fois, dans l&rsquo;engagement personnel du pr\u00e9sident et dans le texte constitutionnel lui-m\u00eame. Il est solide.<\/p>\n<p>Ce qui manque n&rsquo;est donc pas la r\u00e8gle, c&rsquo;est la tranquillit\u00e9. Quand des responsables du camp pr\u00e9sidentiel continuent d&rsquo;appeler \u00e0 un troisi\u00e8me mandat, ils fabriquent un doute dont le pouvoir ne peut ensuite reprocher l&rsquo;existence \u00e0 l&rsquo;opposition. Une majorit\u00e9 gouvernante r\u00e9pond des d\u00e9bats qu&rsquo;elle alimente. Elle ne peut exiger des autres qu&rsquo;ils tiennent une hypoth\u00e8se pour close pendant que les siens la rouvrent chaque semaine. Qu&rsquo;un engagement \u00e9crit figure dans l&rsquo;accord politique \u00e0 venir, et l&rsquo;affaire sera close, car un texte sign\u00e9 oblige plus qu&rsquo;une r\u00e9ponse en conf\u00e9rence de presse et vaudra encore pour celui qui gouvernera apr\u00e8s.<\/p>\n<p>L&rsquo;opposition, elle, devrait se garder de laisser ce sujet lui d\u00e9vorer l&rsquo;horizon. Le troisi\u00e8me mandat est un d\u00e9bat n\u00e9 dans le camp d&rsquo;en face. Chaque d\u00e9claration entra\u00eene une r\u00e9plique, et celui qui choisit le th\u00e8me impose le rythme. D\u00e9fendre le verrou constitutionnel est n\u00e9cessaire, mais une opposition ne peut pas vivre uniquement dans la r\u00e9action aux sujets que le pouvoir choisit d&rsquo;agiter.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de l\u00e0, elle doit proposer son propre agenda institutionnel, dire ce qu&rsquo;elle veut inscrire dans l&rsquo;accord sur l&rsquo;ind\u00e9pendance de la justice, l&rsquo;organisation des \u00e9lections, le statut de l&rsquo;opposition et la neutralit\u00e9 de l&rsquo;administration, c&rsquo;est-\u00e0-dire quelle architecture on entend l\u00e9guer \u00e0 celui qui l&#8217;emportera en 2029, quel qu&rsquo;il soit.<\/p>\n<p>On reprend l&rsquo;initiative ainsi, non en quittant la table au premier d\u00e9saccord, mais en for\u00e7ant le pouvoir \u00e0 venir sur son terrain, avec des propositions \u00e9crites, des garanties et des \u00e9ch\u00e9ances. Une chaise vide exprime une col\u00e8re et laisse quelqu&rsquo;un d&rsquo;autre \u00e9crire \u00e0 sa place. Rester ne signifie pas cautionner, cela peut au contraire signifier exiger.<\/p>\n<p>Je voudrais d&rsquo;ailleurs soumettre \u00e0 l&rsquo;opposition un souvenir qui ne date pas d&rsquo;hier. En 2018 et 2019, la Mauritanie s&rsquo;est passionn\u00e9e pendant des mois pour le troisi\u00e8me mandat de Mohamed Ould Abdel Aziz. Chacun savait que la Constitution le lui interdisait et que toute tentative pour forcer ou contourner ce verrou ouvrirait une crise constitutionnelle majeure. Le d\u00e9bat a pourtant dur\u00e9 des mois et fini par structurer l&rsquo;agenda de l&rsquo;opposition jusqu&rsquo;au scrutin. Puis le scrutin est arriv\u00e9, le troisi\u00e8me mandat n&rsquo;a jamais exist\u00e9, et le pays s&rsquo;est aper\u00e7u que la succession s&rsquo;\u00e9tait jou\u00e9e ailleurs, pendant qu&rsquo;il regardait dans cette direction.<\/p>\n<p>Sept ans plus tard, la m\u00eame hypoth\u00e8se revient, avec les m\u00eames obstacles et les m\u00eames impossibilit\u00e9s. Il n&rsquo;appartient \u00e0 personne de reprocher \u00e0 l&rsquo;opposition d&rsquo;y r\u00e9pondre, car une majorit\u00e9 qui laisse les siens agiter cette question ne peut ensuite s&rsquo;\u00e9tonner qu&rsquo;on la prenne au s\u00e9rieux. Je demande seulement que l&rsquo;on m\u00e9dite ce pr\u00e9c\u00e9dent. Quand un sujet dont chacun conna\u00eet d&rsquo;avance l&rsquo;issue juridique mobilise \u00e0 lui seul l&rsquo;essentiel de l&rsquo;\u00e9nergie d&rsquo;un camp, il faut au moins se demander s&rsquo;il constitue le vrai probl\u00e8me ou s&rsquo;il occupe simplement la place du vrai probl\u00e8me. Nous saurons la r\u00e9ponse en 2029. Il sera alors trop tard pour l&rsquo;avoir cherch\u00e9e.<\/p>\n<p>L&rsquo;exigence vaut pour Mauritanie en Avant. La solidarit\u00e9 envers un dirigeant incarc\u00e9r\u00e9 se comprend et il serait ind\u00e9cent de la juger depuis un fauteuil. Mais un parti peut d\u00e9fendre l&rsquo;un des siens tout en faisant de son \u00e9preuve une cause commune. Les garanties de la garde \u00e0 vue, les droits de la d\u00e9fense, les libert\u00e9s politiques, le statut des anciens responsables publics, voil\u00e0 des sujets que l&rsquo;on peut porter pour tous. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;une affaire de camp devient une r\u00e9forme de pays, et c&rsquo;est ce passage que notre vie politique manque presque toujours.<\/p>\n<p>Rappelons-nous, en \u00e9crivant tout cela, du mois que les Mauritaniens viennent de vivre. Les 21 et 22 ao\u00fbt, deux postes de transformation ont br\u00fbl\u00e9, affectant de larges secteurs de six moughataas de Nouakchott. Certaines zones sont rest\u00e9es priv\u00e9es de courant plusieurs jours, tandis que les h\u00f4pitaux ont d\u00fb s\u00e9curiser leur fonctionnement gr\u00e2ce \u00e0 leurs moyens de secours.<\/p>\n<p>L&rsquo;inflation atteignait 8,5 % en juillet, tir\u00e9e par l&rsquo;alimentation et les transports. Pendant que les \u00e9tats-majors discutent de mandats, d&rsquo;arrestations et de boycotts, le citoyen mesure la politique au prix du panier, \u00e0 la qualit\u00e9 du service public et \u00e0 ce qu&rsquo;il peut raisonnablement promettre \u00e0 ses enfants. Il conna\u00eet le diagnostic aussi bien que nous. Nous pourrions encore le raffiner vingt ans en attendant que le pouvoir change de m\u00e9thode, que l&rsquo;opposition s&rsquo;unisse ou qu&rsquo;un homme providentiel surgisse. Cette attente ne construit rien.<\/p>\n<p>Le dialogue reste le seul espace o\u00f9 ces questions peuvent devenir des engagements, \u00e0 condition de refuser d&rsquo;en faire une c\u00e9r\u00e9monie. Il y faut un \u00c9tat capable d&rsquo;accepter la contradiction, une opposition qui apporte autre chose que son indignation, une soci\u00e9t\u00e9 civile qui garde son ind\u00e9pendance, et des m\u00e9canismes assez pr\u00e9cis pour que les accords ne s&rsquo;\u00e9vanouissent pas avec la photographie de cl\u00f4ture.<\/p>\n<p>Nous savons n\u00e9gocier, pourtant. Quand un conflit menace de rompre les liens dans une famille ou entre deux groupes, nous cherchons celui que les deux parties respectent, capable d&rsquo;\u00e9couter, d&rsquo;\u00e9viter l&rsquo;humiliation et de permettre \u00e0 chacun de c\u00e9der sans perdre la face. Cette intelligence ancienne nous a souvent \u00e9pargn\u00e9 le pire. Il lui manque seulement, dans la sph\u00e8re publique, la r\u00e8gle \u00e9crite, la responsabilit\u00e9 identifiable et la continuit\u00e9 qui survit au m\u00e9diateur.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 l&rsquo;enjeu. Qu&rsquo;une d\u00e9cision de justice puisse \u00eatre crue sans attendre la parole du sommet, qu&rsquo;un parti survive \u00e0 l&rsquo;absence de son chef, qu&rsquo;une majorit\u00e9 sache contenir ses propres surench\u00e8res, qu&rsquo;une opposition d\u00e9fende un principe m\u00eame quand aucun des siens n&rsquo;est concern\u00e9, et qu&rsquo;un citoyen cesse enfin de croire qu&rsquo;il lui faut conna\u00eetre quelqu&rsquo;un pour obtenir ce que la loi lui accorde d\u00e9j\u00e0, voil\u00e0 ce qu&rsquo;il nous reste \u00e0 construire. L&rsquo;ambition para\u00eet modeste au regard de nos fractures. Elle est immense, puisqu&rsquo;elle revient \u00e0 d\u00e9placer la confiance des hommes vers les institutions.<\/p>\n<p>Nous n&rsquo;avons qu&rsquo;une Mauritanie. Elle porte ses blessures, ses appartenances et ses in\u00e9galit\u00e9s, et elle poss\u00e8de cette capacit\u00e9 rare de chercher le compromis quand la rupture approche. Il revient au pouvoir de cesser d&rsquo;alimenter les incertitudes que le dialogue est cens\u00e9 r\u00e9duire, et d&rsquo;accepter que certaines garanties lui soient un jour opposables, tandis que l&rsquo;opposition devrait proposer, n\u00e9gocier et transformer ses principes en r\u00e8gles communes plut\u00f4t qu&rsquo;en armes de circonstance. Les universitaires, les juristes et les organisations citoyennes, de leur c\u00f4t\u00e9, ne devraient pas laisser le d\u00e9couragement tenir lieu de pens\u00e9e politique.<\/p>\n<p>Nous avons assez d\u00e9crit nos faiblesses. Il reste \u00e0 d\u00e9cider ce que nous voulons construire avec ce que nous savons. Car tant que chaque arrestation nous renverra dans nos camps, que chaque d\u00e9bat venu du pouvoir suffira \u00e0 dicter l&rsquo;agenda de l&rsquo;opposition et que chaque difficult\u00e9 continuera de remonter vers un seul homme, notre probl\u00e8me ne sera bient\u00f4t plus de sauver un dialogue. Il sera de savoir si nous voulons des institutions assez solides pour que la Mauritanie continue d&rsquo;avancer lorsque les hommes auront chang\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 la fin du mois d&rsquo;ao\u00fbt, le g\u00e9n\u00e9ral de division \u00e0 la retraite Lebatt Ould Maayouf,membre du bureau politique de Mauritanie en Avant, a \u00e9t\u00e9 convoqu\u00e9 par la brigade charg\u00e9e des crimes informatiques apr\u00e8s une intervention m\u00e9diatique et des publications. Le 9 septembre, il a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au parquet, inculp\u00e9, puis plac\u00e9 en d\u00e9tention. 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