Pour un Conseil National de la Sauvegarde de nos Valeurs — CNSAV — (Suite 2)

Dans la continuité de notre réflexion publiée hier, nous poursuivons aujourd’hui une même interrogation : comment préserver le sens national et républicain de nos institutions face au poids des appartenances sociales, tribales et régionales ?
Deux idées méritent, à cet égard, d’être rappelées clairement :
1. Le Président de la République est le Président de tous.
2. La République n’est pas une tribu.
Ces deux principes renvoient à une même exigence : distinguer ce qui relève de nos réalités sociales et culturelles de ce qui doit fonder l’État et la citoyenneté.
C’est cette distinction que nous nous proposons de rappeler brièvement ici.
1. Le Président de la République est le Président de tous
Quelques idées centrales que nous sommes en train d’oublier
Défendre la fonction présidentielle contre toute réduction à une appartenance tribale, régionale ou sociale.
Le Président de la République ne peut être le Président d’une tribu, d’une ethnie ou d’une région.
Il est le Président de tous les citoyens.
Cette distinction paraît évidente. Pourtant, le langage politique que nous entendons de plus en plus mérite d’être interrogé.
Lorsqu’on parle du Président à travers son « environnement social », sa tribu, ses proches ou une « حضانة اجتماعية », ne risque-t-on pas de réduire progressivement une fonction nationale à une appartenance particulière ?
Soutenir un Président, ce n’est pas le tribaliser, le « régionaliser » ou « l’ethniciser »…
C’est au contraire préserver la dimension nationale et républicaine de sa fonction.
Le Président doit être plus grand que toutes les appartenances qui l’entourent.
2. La République n’est pas une tribu
Distinguer la réalité sociale des appartenances et leur instrumentalisation politique.
La tribu existe dans notre société.
La fraction existe.
L’ethnie existe.
La famille existe.
Les solidarités traditionnelles existent.
Mais aucune de ces réalités sociales ne doit devenir le fondement de l’État.
Nous pouvons appartenir à une tribu sans que la tribu devienne notre identité politique première.
Nous pouvons appartenir à une région sans que la région devienne notre identité politique première.
Nous pouvons appartenir à une ethnie sans que l’ethnie devienne notre identité politique première.
Nous pouvons respecter nos traditions sans leur confier la direction de la République.
Car la République repose sur une autre idée :
celle du citoyen.
Le citoyen n’est pas défini par son appartenance particulière (tribale, régionale, ethnique…) lorsqu’il entre dans l’espace de l’État.
Il est un citoyen.
Et devant l’État, cette qualité doit être première.
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Mohamed ould Mohamed El Hacen
PRÉSIDENT-FONDATEUR dè l’Institut 2IRES et de l’Ecole MADAR
Le 27 / 9/ 2026




