
هذه محاولة لقراءة متوازنة، لا تنكر الإنجازات، ولا تتجاهل التحديات
حين وصل فخامة رئيس الجمهورية، السيد محمد ولد الشيخ الغزواني، إلى السلطة، كانت البلاد مثقلة بالديون، وإدارتها عصية على الإصلاح، ونخبتها قد استشرى فيها الفساد، رغم ما شُيِّد فيها من طرق ومنشآت وبنى تحتية، لا يعلم مدى جودة تنفيذ كثير منها إلا الله.
ومن الإنصاف الاعتراف بأن السنوات السبع الماضية شهدت معالجة تدريجية للمديونية الخارجية، إلى جانب مواصلة الاستثمار في البنية التحتية بوتيرة لافتة؛ فشُيِّدت مدارس ومستشفيات ومراكز صحية وطرق دائرية وجسور في الأحياء الشعبية، كما أُنشئت مؤسسة اجتماعية أسهمت في دعم بعض الفئات الهشة
غير أن هذه الإنجازات لم تُواكبها سياسة إعلامية ناجعة، فغابت رواية الدولة، ولم تصل صورة ما تحقق إلى المواطن بالشكل المطلوب.
وفي حدود ما يراه المواطن العادي، يبدو أن القطاعات السيادية والمؤسسات المرتبطة مباشرة برئاسة الجمهورية شهدت تحسنًا ملحوظًا في الأداء والانضباط، بينما لا تزال القطاعات الخدمية، وفي مقدمتها التعليم والصحة والخدمات الإدارية، دون مستوى تطلعات المواطنين.
وفي تقديري، فإن المشكلة لا تكمن في غياب الإرادة والرؤية السياسية، وإنما في ضعف الإدارة وآليات التنفيذ والمتابعة. فنجاح أي رؤية يظل رهينًا بحكومة كفؤة وإدارة قادرة على تحويل التوجيهات إلى نتائج ملموسة يشعر بها المواطن في حياته اليومية.
فالمواطن لا يقيس نجاح الدولة بعدد الطرق والجسور والمباني فحسب، وإنما بما ينعكس على قدرته الشرائية، وجودة تعليم أبنائه، وكفاءة الخدمات الصحية، وسهولة حصوله على الخدمة العمومية. كما أن جودة تنفيذ المشاريع واستدامتها لا تقل أهمية عن عددها.
ولعل الدرس الأبرز بعد سبع سنوات هو أن التحدي الحقيقي لم يعد يقتصر على بناء البنية التحتية فحسب، وإنما أصبح يتمثل في تعزيز بناء المؤسسات وإصلاح الإدارة، وترسيخ ثقافة الكفاءة، وسيادة القانون، وربط المسؤولية بالمحاسبة.
إن التحدي الأكبر أمام موريتانيا اليوم ليس الاختيار بين بناء الحجر وبناء الإنسان، بل تحقيق التوازن بينهما. فالدول لا تنهض بالعمران وحده، وإنما بإدارة كفؤة، ومؤسسات قوية، وخدمات عمومية ذات جودة، يشعر المواطن بآثارها في حياته اليومية.
إن بناء الحجر قد يخلّد أسماء الحكام، أما ترقية الإنسان وبناء المؤسسات فيخلّدان الأمم. والحكمة السياسية الحقيقية ليست في الاختيار بينهما، بل في القدرة على الجمع بينهما.
Après sept années, avons-nous davantage réussi à construire la pierre que l’être humain ?
Voici une tentative de lecture succincte et équilibrée, qui ne nie pas les réalisations, mais ne passe pas non plus sous silence les défis.Lorsque Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, est arrivé au pouvoir, le pays était lourdement endetté, son administration était difficile à réformer et la corruption s’était profondément enracinée au sein de l’élite, malgré les routes, les infrastructures et les ouvrages réalisés auparavant, dont seul Allah connaît réellement la qualité d’exécution pour un grand nombre d’entre eux.
Il est juste de reconnaître que les sept dernières années ont été marquées par une réduction progressive de la dette extérieure, parallèlement à la poursuite d’un investissement soutenu dans les infrastructures. Des écoles, des hôpitaux, des centres de santé, des routes de contournement et des ponts dans les quartiers populaires ont été construits. Une institution sociale a également été créée afin de soutenir certaines catégories vulnérables. Toutefois, ces réalisations n’ont pas été accompagnées d’une politique de communication suffisamment efficace : le récit de l’État est resté discret et les citoyens n’ont pas pleinement perçu l’ampleur des progrès accomplis.
Du point de vue du citoyen ordinaire, les secteurs de souveraineté ainsi que les institutions directement rattachées à la Présidence de la République semblent avoir connu une amélioration sensible en matière de performance et de discipline. En revanche, les secteurs de services, notamment l’éducation, la santé et les services administratifs, demeurent en deçà des attentes des citoyens.
À mon sens, le problème ne réside pas dans l’absence d’une bonne volonté et d’une vision politique, mais dans les faiblesses de l’administration, des mécanismes de mise en œuvre et du suivi. La réussite de toute vision dépend avant tout d’un gouvernement compétent et d’une administration capable de transformer les orientations en résultats concrets perceptibles dans la vie quotidienne des citoyens.
En effet, les citoyens ne mesurent pas le succès de l’État uniquement au nombre de routes, de ponts ou de bâtiments construits. Ils l’évaluent également à travers leur pouvoir d’achat, la qualité de l’éducation de leurs enfants, l’efficacité des services de santé et la facilité d’accès aux services publics. De même, la qualité de l’exécution des projets et leur pérennité sont tout aussi importantes que leur nombre.
La principale leçon de ces sept années est sans doute que le véritable défi ne consiste plus seulement à construire des infrastructures, mais aussi à renforcer les institutions, réformer l’administration, promouvoir la culture de la compétence, faire prévaloir l’État de droit et consacrer le principe de la responsabilité assortie de la reddition des comptes.
Aujourd’hui, le plus grand défi de la Mauritanie n’est pas de choisir entre bâtir la pierre ou bâtir l’être humain, mais de parvenir à un équilibre entre les deux. Les nations ne se développent pas uniquement grâce aux infrastructures, mais aussi grâce à une administration performante, des institutions solides et des services publics de qualité dont les citoyens ressentent concrètement les effets dans leur vie quotidienne.
Construire la pierre peut immortaliser le nom des dirigeants ; investir dans la promotion humaine et dans le développement des institutions, en revanche, immortalise les nations. La véritable sagesse politique ne réside pas dans le choix de l’un ou de l’autre, mais dans la capacité à les concilier.
المصدر : صفحة الكاتبة




